French Poems


Le Galet

C’était un galet
pas du rivage
ou des collines de sable
mais un galet de nostalgie
là, dans ma gorge
coincé sur mes cordes vocales.
Je voulais retourner
marcher sur mon chemin
boire du thé sous la tonnelle de roses jaunes
flirter avec le fils de notre voisin
Je voulais retourner
descendre l’éscalier
acheter un soda et des graines rôties de tournesol
chez l’épicier aux yeux louches et
au regard fuyant.
Je voulais me pencher sur le balcon
regarder les passants bruyants
les vendeurs de la rue crier en chantonnant
“Venez mes amis, nous vendons des tomates, des aubergines
set de la pastèque des verts paturages.”
et l’autre vendeur qui vend des costumes d’occasion
sur une charrette tirée par un âne.
Alors, Je me suis retournée
Les rues avait changé d’apparence
Partout je voyais de nouveaux noms et numéros
j’étais perdue
un boucher devenu proprietaire de ma maison
le fils du voisn, maintenant un jeune homme,
était un prisonnier politique
les mûrs étaient decorés
des régles des Imams
et les festivities étaient interdites.
La liberté était des murmures sous des lèvres endormies
Le martyre ouvrait la voie du paradis
toutes les réponses étaient “Nous vous dicterons
ce que vous devez faire”
Je ne pouvais pas découvrir mes cheveux au soleil
je suis devenue aussi petite qu’une ombre miniature
comme un point a la fin d’une phrase.
Je devais me couvrir sous un voile
aussi épais que la nuit enveloppante devant moi.
Je suis revenue,
Je ne peux que me souvenir du passé
le galet reste.

Les Graines

Premièrement
Le chaos
une boule ardente
une surface a croute
les eaux et les eaux

les terres
et alors
les graines du temps Paleozoique
les oeufs du premier poisson
qui traversait les eaux vierges
la premiere graine en un, deux, trois, miles et plus
les graines du:
Prophete qui hypnotisait les yeux d’un serpent inquiet
le Prophete qui lisait les paroles de Dieu dans le feu
le Prophete qui parlait avec les montagnes
le pantheist qui niait la resurrection bleu de l’immensite
l’homme qui faisait l’amour entre la terre et les étoiles
l’homme qui criait eureka avec euphorie
le sufi qui volait le vol mystique pour chercher des tourbillons des hauteurs
l’astronaute qui apprendait le depart et le retour de la lune
le guide qui prenait conseil dans l’oracle de la deception
le rebel qui égalisait les idees scientifiques
et moi, une graine tombée dans le calice de la naissance
et etait planté dans la chair de ma mère
ai ête arosée par l’amour de mon père
je me suis developpèe  ce que je suis maintenant

La Danseuse

Au-delà du silence absolu
dans le lac rouge de sang
sous les veines des branches vertes
dans le labyrinthe de fortissimo
les pavillons des oreilles
vers l’ivoire colossal de squelettes
entre les couches de chairs
au milieu de sillons du cerveau
ou les grains se transforment en fleurs ou en herbes
il ya une boite a musique dans laquelle
le coeur danse aux battements de la mélodie de la vie
avec le rythme et l’harmonie.

La musique finie
le coeur, la danseuse de notre corps
s’arrête
Il salue
mais personne n’applaudit.

Un Simple Rendevous

Nous nous sommes assis là
ecoutant la croissance plausible
les iris dans le frais de l’aube.

Nous avons entendu
la respiration des lilas
avec les couleurs de la lavande.

Aprés, ta voix est tombée
comme une pluie de matin d’ête
et j’ai commencé a fleurir et fleurir

Alors, j’ai dit quelque chose,
tu as dit quelque chose
et tous les deux nous
avons ri durant l’ápres midi parfumée

En Vain

En vain j’ai attendu une fête
qui n’a jamais ete célebrée.

Je n’ai pas vecu mes espoirs
seulement de temp en temps.

J’ai attendu mon jour de rêve
dans la terreur.

J’ai ignore l’amertune pour flotter
dans la douceur.

Je me suis depechée en vain
car quand je suis arrivee
toute l’ésperance dans mes yeux était
aveuglée par la nuit.

Tout se qui est detaché se rattachera

Le detachement de la brindille
Est demeuré dans la memoire des feuilles
L’arbe est en deuil
La brindille ne l’est pas.

L’ escargot ne retournera pas vers les eaux tourmentées
Il n’a aucune memoire
Il a perdu son coeur.

L’eau se leve
Les coquilles demeurent vides
L’oiseau reviendra vers d’autres cieux
Il oublie la perte de ses plumes
L’oiseau a une ame
L’ame de l’oiseau est dans son vol.
Tous ce qui se sont detaches se rattacheront
Les couleurs qui s’estompent
Se reuniront et les yeux
Qui ne sont pas morts verront.

Je reviens á mes sens

De toutes les tristesses et douleurs,
il y en avait une qui m’ a échappée
et m’a laissé glisser dans la profondeur
de ce que je n’avais jamais fait.

Un martinpêcheur s’est envolé
Et s’est pose sur les branches d’un grenadier.

Je n’ai pas hesité de prendre la main
Qui se présentait à moi et j’ai regardé
au loin par les fentes de la fenêtre
comment le vent apaise les visages brûlés.

J’ai lu pour les aveugles, cette rivière coulait
le long des rives bleues et vertes
Mes yeux sont restés affamés de lumière

J’ai surpris un passant boiteux et sentant
sa mort prochaine.
Je me suis plongée dans mes pensées

Je ressens ce qui m’entoure
et je me trempe dans ce parfum
de lys et de roses.

Je m’endors sous le parfum des lotus
J’ai fait seulement ce que j’ai pu
Je me réveille dans tous les matins du monde
je deviens l’essence de tous les vols
et tous les oiseaux deviennent moi-même

Les montagnes restent hautes et fortes.

Cerisier

Ne coupez pas le cerisier

derrière le jardin d’une voisine
les battements d’ailes des oiseaux
sont vibrants et quémandeurs.

Comme je fais………Comme tu fais

Je ne me sens pas comme toi
mes raisons sont différentes
mes pensées sont contraire aux tiennes
et mes couleurs d’autre teintes.

Partager le ciel bleu n’est pas un soulagement
Mon espirit peut saisir tout l’univers
avec toute sa population
ses parfums, et ses frontières.

Chercher un jardin dans le désert est une mauvaise décision

Ton chemin est illuminé sous un soleil ancien
ta literature est un mot étranger.
Je ne parle pas comme toi
Je ne fais pas l’amour comme toi
Je ne sens pas le poids de la vie comme toi
Je mesure avec mes yeux
Je n’ai pas le même rapport avec la vie comme toi

Quelques fois je trouve que la solitude est une mauvaise religion

Je voyage, je m’installe, je m’adapte
et je fait ce que je peux
mais il ya toujours une question
au fond de mes yeux
comme le fond d’ une tasse de café.

Je n’arrose pas les fleurs dans un mirage
l’eau n’est pas mon miroir
Je n’attends pas un messager imaginaire comme toi

Négliger la civilasition est une tradition destructive

Ce n’est pas comme ceci C’est simplement comme cela

Ce n’est pas la dépression, nervosité ou hystérie
C’est simplement une confrontation avec toi-même

Tu te réveilles
Tes pensées sont dispersées
Tu ne connais pas ton visage
et toutes les voies semblent infranchissables
tu ne comprends pas.

Puis, il ya ta mémoire
une aube tarde sur la rivière
une prairie au-dela des collines sablees
quelq’un aux yeux bleus vient illuminer la nuit profonde.

Son étreinte douce sous l’orme
et l’oiseau lunaire chantait dans la nuit argentée
toi et lui écoutaitent le dialogue entre l’eau et la fontaine
toi et lui perdus dans une interprétation temporaire d’euphorie.

Mais il ya des intérruptions
Ta présence est maussade
mais tes bonnes pensées, de temps en temps,
efface ta folle tristesse
et tu realises que tu as attendu en vain quelq’un
et ainsi, la marche de ta vie est boitante.

En fin, quelq’un arrive
jette la lumière sur les sombres illusions
soudainement, tous les mots qui étaient insignifiants avant,
deviennent importants:
“il n’ya le temps de vivre que le présent. Regarde et vois”, dit-il
“mais je ne vois rien. Mon ombre tombe sans couleur
et la lune a oublié de s’epanouir,” tu dis.

Tu n’a jamais compris, n’est ce pas?
les déclarations sont vagues et pas réalistes,
mais les questions sont valables” dit-il
Ce n’est pas comme ceci. C’est simplement comme cela.

Avec Toute Ma Solitude

L’aube luisait sur la vitre de la fenêtre
du bout de ses doigts
et reconduisait la nuit
Le pale soleil attendait sur un coin de ciel.

Puis, il est apparu devant
un nuage en fleur
et illuminait mon ombre.

Il sortait derrière une voix de l’eau calme
Au bout d’une rue close

Il devenait comme la lumiére du soleil
tous ses noms disaient son nom
et tous les bruits sa voix.

Il émerge du Coeur de la mer profonde
de l’abri d’une étoile languissante
il a parlé la langue d’un Prophete
il est devenu l’instant du soleil levant
les oasis du désert
et le réve de la lune rousse

Depuis l’instant de la rose
jusqu’ au moment des orangers en fleur
il est resté dans mes pensées

Tous les moments du monde
pénétrairent son regard
il a rempli le vide en moi
et devenait toutes les lunes des mes nuits.

Ά la saison des cerises

Il est revenu
il est encore venu
á la saison des cerises.

Ses yeux, porteur de bleu de la mer,
son visage de gardien de la vie terrestre
et aprés sa voix , m’a toucheé
comme l’appel du printemps
à la fin d’un hiver froid.

Il a persisté dans mes penseés
comme avant, comme toujours
comme le retour de la lune,
les couleurs de l’ automne
et le vol d’un oiseau vers la chaleur .

Il est resté dans mes rêves
comme un vagabond permanent
et un voyageur perdu

Venez et Regardez

Venez avec moi
dans le jardin des lys et des lavandes
et allons laver nos sombres penseés
sous la fraiche roseé de l’aube.

Regardez!
La nuit s’attarde encore
á travers les brandilles des arbres.

La tristesse d’un homme

L’ascention de la lune dans un ciel solitaire
la silhouette d’un oiseau perdu et capricieux
le camouflage d’un visage bien-aimé
cachait la peine et le cri d’un homme en détresse.

Depuis, il est venu avec des yeaux rouges et tristes
avec des corbeaux criyant au dessus de sa tête
il regardait a l’ombre d’une femme
debout silencieuse á son côte
et il jetait la dernière rose de l’hiver
vers une absente défunte.

Il y’avait des tristesses:
des guerres entre nations
des races et religions
la famine et destruction finale
mais aucun pouvait montrer
la tristesse d’un homme
devant une fenêtre
ouverte dans un ciel vide
et dans une pièce sans son regard
et sa présence.

Copyright © Fereshteh Sholevar 2014